Les extrêmes météorologiques marquent la récolte des betteraves 2026

Le printemps a apporté des températures record et une sécheresse extrême en Suisse. Après un début prometteur des semis de betteraves sucrières, la chaleur et une forte pression parasitaire ont mis à mal les cultures. En conséquence, les résultats du 1er sondage de récolte montrent désormais des rendements inférieurs à la moyenne avec une teneur en sucre concentrée.

Le rendement moyen des parcelles de sondage à l'ouest du pays n'est que de 34,2 t/ha et se situe ainsi bien en dessous de la moyenne des 5 dernières années. Il en va de même pour l'est de la Suisse. (Photo d'illustration Sucrerie d'Aarberg : Kirsten Müller)

Le rendement moyen des parcelles de sondage à l'ouest du pays n'est que de 34,2 t/ha et se situe ainsi bien en dessous de la moyenne des 5 dernières années. Il en va de même pour l'est de la Suisse. (Photo d'illustration Sucrerie d'Aarberg : Kirsten Müller)

Un début prometteur dans des conditions extrêmes

Le printemps 2026 restera dans l'histoire comme l'un des plus chauds et des plus ensoleillés depuis le début des mesures. De mars à mai, la température moyenne a dépassé d'environ 1,6 °C la moyenne pluriannuelle. Parallèlement, la Suisse a enregistré un déficit pluviométrique important, de nombreuses régions ne recevant que 40 à 60 % des précipitations habituelles.

Malgré ces extrêmes, le début de la saison des betteraves a d'abord été très positif. Les semis ont commencé dès le début du mois de mars. Favorisées par des sols bien ressuyés et dotés d'une structure idéale, les cultures ont levé de manière régulière. Fin mai, la grande majorité des parcelles se présentait dans un excellent état. Avec une moyenne de plus de 95'000 plantes/ha et une avance végétative d'environ dix jours, la couverture du rang fut atteinte bien avant le jour le plus long de l'année – un très bon présage pour la récolte.

La pression parasitaire et la chaleur mettent à mal les cultures

La période de végétation qui a suivi a malheureusement anéanti ces bonnes perspectives. Le manque persistant de précipitations et deux vagues de chaleur successives ont engendré un stress massif pour les plantes. À cela s'est ajoutée une très forte pression de charançons et de cicadelles.

Dans la pratique, on a constaté une nette différence : les surfaces ayant reçu une intervention contre le charançon ont nettement mieux supporté le stress actuel. Dans certaines parcelles non traitées, des pourritures secondaires se sont en revanche développées. Pour les entrepreneurs de travaux agricoles et les agriculteurs, cela signifie des pertes parfois amères, car les betteraves de certaines de ces parcelles fortement touchées ne pourront vraisemblablement plus être récoltées.

Des pertes de rendement avec une teneur en sucre élevée

Ces conditions climatiques et phytosanitaires difficiles se reflètent désormais clairement dans les résultats du 1er sondage de récolte. Le rendement moyen des parcelles de sondage à l'ouest du pays n'est que de 34,2 t/ha et tombe ainsi bien en dessous de la moyenne des 5 dernières années. Une image comparable se dessine également dans l'est de la Suisse.

Seule consolation : la teneur en sucre des betteraves est supérieure à la moyenne. Ceci est toutefois principalement dû à un effet de concentration suite à la forte sécheresse. La météo des prochains jours et semaines exercera une grande influence sur le développement du rendement final de la campagne de cette année.

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